L’Université de la Réunion et le « localisme ».

Romuald Barret nous propose sa réaction face à l’affaire de la « Nantaise ». Le billet qui suit est un commentaire auquel se joindront des analyses ultérieures.
L’Université de La Réunion doit, comme les autres, échapper aux considérations locales pour affirmer son excellence », écrivent les historiens….
Amwin mi ékri :
Le raisonnement scientifique des historiens frôle l’illogisme. Certaines connexions semblent ne pas se faire dans la tête de nos universitaires ! La logique est censée découvrir l’enchaînement des causes et des effets. Le lien de corrélation prétendument négatif existant entre « considérations locales » et « excellence » ne tient-pas. C’est même l’inverse qui est vrai… pour le malheur de nos étudiants ! Que des scientifiques manquent à ce point de rigueur logique n’est pas pour nous rassurer ! Il est triste de constater que nos historiens manquent aussi de sens de l’histoire. Car une simple mise en perspective historique suffirait à montrer que c’est depuis sa création que L’Université de La Réunion échappe aux fameuses « considérations locales », et ce jusqu’à aujourd’hui. Pour rappel, en 2010, un rapport faisait état d’un recrutement exogène à hauteur de 70%. Pour quel résultat ? L’Université de La Réunion est aujourd’hui si excellente qu’elle termine, pour reprendre une expression bien de chez nous, en tête par la queue du classement des Universités françaises. Pour l’excellence on repassera ! Çà se dit comment le contraire d’excellence ? En tout cas, la logique voudrait que l’on crie tous en chœur : « Vive le localisme ! »